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La prématurité

Je n’ai pas parlé de cela dans mon blog. Mais voilà une petite histoire de ma vie mais surtout celle de ma fille Chloé.

Il y a des grossesses qui se passent sans aucun souci et la mienne n’a pas été le cas. J’ai été hospitalisé à 7 mois de grossesse pour menace d’accouchement prématuré (parce que j’avais des contractions de travail et un col propice à un accouchement). Cela a été quelque chose de pas terrible à vivre mais je me disais c’est pour la bonne cause, plus bébé restera au chaud et plus elle sera en forme. Puis malgré les médicaments pour arrêter les contractions, ma fille a voulu naître plus tôt. J’avais perdu les eaux, bébé était en siège et en plus prématurée. Direction la salle de césarienne, tout s’est vite déroulée. Et hop, avec mon homme, nous avons entendu les premiers cri de bébé. J’étais maman mais pas le temps de la voir à cause de certains risques. Elle a tout de suite vu la pédiatre mais heureusement a fait un peau à peau avec son papa peu de temps après (le meilleur des trucs pour créer un lien d’ailleurs). Ensuite, il y eut des heures interminables (12h mais qui m’ont paru beaucoup plus) avant de voir mon bébé “est-ce qu’elle allait bien” “est-ce que j’avais fait quelque chose pour accoucher plus tôt” …. Vous ne pensez pas tout ce qui peut se passer dans la tête d’une jeune maman mais en plus quand son enfant est à 2 niveaux au dessus d’elle c’est encore pire.

La première rencontre … Je cherchais parmi tous ces petites tables chauffantes où était ma fille. Elle était belle dans son petit cocon malgré tous ces petits fils et sa sonde naso-gastrique (je suis infirmière mais c’est difficile de voir son propre enfant avec tout cela je l’avoue). Elle était toute nue avec une couche et avec le doudou où j’avais mis mon odeur tout le long de l’hospitalisation avant d’accoucher (elle avait de moi avec elle). Déjà avec les hormones, nous, les jeunes mamans nous passons par toutes les étapes mais wouah en effet qu’est-ce que c’est hard.

Il y a eu quelques moments difficiles comme toujours demander de pouvoir prendre son enfant au début (après on se débrouille avec tous les petits trucs), sonner à la porte sécurisée du service de néonat et dire “je suis la maman de Chloé” pour voir son enfant, sursauter à la moindre sonnerie du scope, ne pas pouvoir présenter son enfant à sa sœur qui est la marraine de ce petit bout (enfin si derrière une vitre), de devoir peser ma petite puce avant et après chaque tétées, entendre les autres bébés pleurer et ne pas avoir le sien à côté de soi dans le service de maternité ou même entendre dire “je ne viens pas parce que je ne vois pas la petite”. Mince ça peut remonter le moral des parents de venir !

Malgré tout cela, je me dis vive les progrès de la médecine et surtout la dévotion des soignants parce que sans eux peut être que ma fille ne serait plus là. Je vais finir par quelque chose “merci à vous soignants qui vous êtes occupés de ma fille si gentiment et qui n’ont pas oubliés de prendre en compte nous, les parents dans cette prise en charge”.

 


Je rajoute une petite note à vous les parents qui ont eu un enfant prématuré. Si vous avez eu du mal à vivre cette situation, il existe des personnes qui peuvent être à votre écoute, comme les soignants du service, la PMI, SOS préma, votre entourage ou autres… Ne restez pas dans le silence et parlez de votre mal être si vous l’avez été!


Mam’illon

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